Play piercing by Be ju, un art à découvrir et à comprendre - Trucs et astuces pour les femmes

Play piercing by Be ju, un art à découvrir et à comprendre

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le play piercing est tout d’abord un rituel comme le serait un vrai piercing. Sauf que l’on ne le garde pas longtemps, c’est une performance, un dépassement de soit, une envie de connaitre et dompter la douleur et à quel point on peut la gérer.
Le playpiercing ne laisse pas de cicatrices (juste quelques traces pendant deux semaines maxi)

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Be ju pierceuse de talent photo by © www.darkexposures.com

Je ne suis pas experte en la matière, mais Be ju, une pierceuse de talent a écrit des articles concernant cet art encore incompris et souvent jugé, j’ai donc décidé de partager sa vision, sa passion afin de vous faire découvrir cet art sous un autre angle.Nous retrouverons à la fin de cet article quelques photos de ces performances ainsi que les liens et toutes les personnes participant à cette aventure artistique sous les photos  (photographes, modèles, pierceurs…). N’hésitez pas à aller visiter leur site afin de mieux comprendre et apprécier leur travail.Je vous laisse à présent lire les articles de Be ju et comprendre sa passion, son métier, son art..

 

Le PlayPiercing est une forme de Body Art.

Il s’inspire et dérive des pratiques du Piercing.

Il consiste à effectuer une œuvre éphémère sur un corps avec des outils de piercing.

Le corps étant soumis à un certain seuil de douleur, le modèle est considéré comme un « performeur« .

L’artiste doit prendre en compte les contraintes techniques, d’hygiène, et bien sûr, émotionnelles pour mener à bien son tableau.

Généralement l’œuvre est gardée entre 1 et 12h.

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make up : SknArt Artist, modèle : Be Ju. Photos Rem Twa « polak » photographie et graphisme

  Il arrive parfois que l’artiste soit performeur et qu’il réalise donc des œuvres sur son propre corps.

La forme la plus connue de playpiercing est la composition d’un corset grâce à des anneaux reliés par un ruban.

Cependant les possibilités sont très larges, utilisation d’aiguilles (cathéters, blades, aiguilles d’injection, etc…) et de bijoux de piercing (anneaux, barbels, labrets, etc…).

Les seules limites réelles à cet art sont l’imagination et les capacités du performeur face à la douleur.

Il est évident que cette pratique est, pour l’artiste, un moyen fort de développer sa technicité et de faire passer des messages.

 

Lorsque l’on touche au « corps » il y a comme une dimension du « sacré » qui vient renforcer le message.

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PErformance « la mariée sans peur » pierceur : Be ju / Modèle youyou/ Photo Faceb Philippe Privé – avec Youyou. Identifications : PHL.B Photographie

Le public est interpelé, choqué… Il est, quelque part, contraint à lâcher ses références sociétales pour pouvoir regarder l’œuvre. 

A cet instant il est à nu, autant que le performeur qui fait donation de son être physiologique et moral pour vectoriser le message de l’artiste.

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PErformance « la mariée sans peur »
pierceur : Be ju /Modèle youyou
Photo Faceb Philippe Privé – avec Youyou.
Identifications : PHL.B Photographie

 Vous remarquerez que je n’ai jamais encore utilisé le terme de souffrance…

La souffrance est une résonance intime de la douleur physique. Le performeurne se complait pas dans la sensation de la douleur, mais il se nourrit de la satisfaction de maitriser cette douleur afin qu’elle n’ait pas d’impact psychique.

BeJu.

Me voici pleine d’une envie de vous dire…

Beaucoup diront « mais pourquoi philosopher sur l ‘acte du playpiercing ? »

Tout simplement parce que, aujourd’hui, ce fameux acte est mon métier et ma passion.

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Be ju photo by LeMonde de Liloo

 

J’en ai décidé ainsi, assez tardivement, car je vois bien plus loin que ces 4 secondes qui permettent de jouir de la satisfaction primaire de posséder un ornement.

Il y a des résonances physiques et/ou morales, conscientes ou non, bien plus lourdes…

 

Je ne vous parlerai pas ici de mon attachement à la chair (trait d’union entre vous et moi) ni de la sensation du passage d’une aiguille. Mais, par contre, il me paraissait important de vous exprimer, à titre d’avis personnel, ce que peut représenter une douleur choisie.

 

Tout d’abord le passage d’une aiguille sur le corps est une porte ouverte au transfert d’énergie.Le métal stérile et inaltérable permet à cette énergie de la vie (solaire) d’y circuler.

Tout ceci n’est certes pas sans douleur… 

 

Mais d’une part je pense que les choses importantes se méritent (le passage par le physique n’est pas obligatoire mais il représente néanmoins un chemin à respecter)

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pierceur : Be ju / photo de Mickey Tatoo Ist

D’autre part, il y a une grande différence entre douleur et souffrance… 

La souffrance n’est qu’une dimension morale intime de la résonance de la douleur. En d’autres termes, à douleur égale, la souffrance sera différente d’un individu à l’autre en fonction de la part de répercussion (et donc de destruction) qu’il lui laissera prendre de façon volontaire ou non.

Elle est une empreinte de la douleur souvent malsaine qui diminue l’homme dans son estime de soi et parfois dans ses convictions morales et religieuses.

A contrario, quand je parle de douleur, j’entends la création d’une barrière ressentie nette entre soi et le monde extérieur.

Loin du cliché de l’auto-mutilation pour mieux se renfermer en soi même, je parle bel et bien d’une barrière morale engendrée par des sensations physiques.

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modèle Alexis Tarpietto bodypainting Aurélien Beaumet pierceur : beju phhotographe Jym Bo

Elle n’est ni une couche en plus (qui travestirait l’individu) ni une couche en moins (qui le mettrait à nu).

Juste une connaissance suffisante de soi, rassurante… 

Se servir de son corps comme d’une forteresse qui serait infranchissable mais transparente, pas de faux semblants, pas de duperies, pas de fausses déclarations, pas de fausses envies. Juste un état d’être assumé, visible, qui ne serait pas pour autant une faiblesse.

 

La réaction habituelle face à une séance de playpiercing est tout d’abord la crainte du propre ressenti sur soi-même du public.

Puis… (ah doux cerveau qui analyse…) le rejet et le dégoût à l’idée que le modèle puisse être d’accord voir même envieux de ce type de sensations !

 

Alors apprenez, messieurs, dames, qu’il ne s’agit souvent pas de plaisir corporel mais de la satisfaction de savoir et apprendre à convertir la douleur en ressenti et de ne jamais laisser place à la souffrance.

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photographe Shri Filo http://filodeva.wix.com/filographies modèles Chérie Roi Be Ju pierceur Beju – avec Nausicàa Chérie Martino.

Il ne s’agit plus là d’éprouver la douleur … ce stade n’est qu’un passage qui permet d’apprendre à tempérer le ressenti.

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photographe Shri Filo http://filodeva.wix.com/filographies modèles Chérie Roi Be Ju pierceur Beju – avec Nausicàa Chérie Martino.

 

Je n’ai pas peur de ressentir la douleur car je sais que la vie n’épargne pas les souffrances.

Je serais, peut être, un peu plus en mesure de combattre son impact moral et de rester debout quand d’autres tomberont…

 

BeJu

http://beju971.wordpress.com/

http://beju18.wix.com/beju

PLAYPIERCING ou l’Art dans la technicité et la douleur

Éprouver son corps est une étape essentielle à l’évolution de l’Homme.

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pierceur : Be ju photographe Jym Bo modèle Laura Gillespie

De nos jours, il n’y a plus de rapport au rituel et au dépassement de soi qui permettaient aux membres d’une société de s’élever spirituellement et/ou socialement. 

Passer et gérer ce type d’étape peut permettre de se prouver (ou de prouver à ses semblables) une certaine légitimité concernant sa force d’être et de vivre.

Beaucoup de personnes assimilent cet acte à une façon de se détruire, de se punir…mais son essence même est en réalité de se réaliser, de s’assumer, de s’affirmer.

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Playpiercing avec Glam et Be Ju – avec GlamFreak Show, Be Ju et photo by Laura VN Piquay.

 

 

Mon travail en tant que modèle performeuse

est de faire un acte artistique lourd de donation de mon énergie, de mon âme. 

Me chercher, me connaitre.

Après je me recentre et possède une énergie encore plus vaillante et saine pour continuer à penser et à créer.

 

 

Mon travail en tant que pierceuse performeuse

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modèle : victor pierceur : beju photographe : mickael

est de développer la concentration et la technicité nécessaire à la réalisation d’un travail effectué sans erreur d’hygiène, avec précision et rapidité (pour le confort de mon modèle). 

 

 

Voilà je pense que vous me connaissez un peu mieux maintenant…

 

 

Prenez soin de vivre ce que vous êtes pour en faire le meilleur de vous. et vous ferez le plus beau cadeau à votre époque et à votre société.

 

 

Le partage est essentiel à mon épanouissement… si vous avez des questions n’hésitez pas !!!!

un peu de douleur pour peu de souffrance  

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Modèles : Laura Gillespie Perf Piercing : Beju Photo / Post : CG Photo – Pixedric

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playpiercing perf/modèle mod by Beju

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photographe Shri Filo http://filodeva.wix.com/filographies modèles Chérie Roi Be Ju pierceur Beju – avec Nausicàa Chérie Martino.

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Photographe: Laetitia Petrelluzzi (Photographies)
Modèle: Vidaloca model
MUA: SknArt MakeUp
Play Piercing: Be Ju

Photographe: Laetitia Petrelluzzi (Photographies) Modèle: Vidaloca model MUA: SknArt MakeUp Play Piercing: Be Ju

Photographe: Laetitia Petrelluzzi (Photographies)
Modèle: Vidaloca model
MUA: SknArt MakeUp
Play Piercing: Be Ju

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Photographe: Laetitia Petrelluzzi (Photographies)
Modèle: Vidaloca model
MUA: SknArt MakeUp
Play Piercing: Be Ju

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modèle : Be ju, pierceur : GlamFreak Show immortalisé Jean-Michel Verdan coiffure Sacha Solana

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modèle : Be ju, pierceur : GlamFreak Show immortalisé Jean-Michel Verdan coiffure Sacha Solana

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Photographe: Laetitia Petrelluzzi (Photographies) Performance Piercing: Beju Modèle: You You

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Photographe: Laetitia Petrelluzzi (Photographies) Performance Piercing: Beju Modèle: You You

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pierceur : Be ju photographe Jym Bo modèle Laura Gillespie

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pierceur : Be ju, photographe Jym Bo, modèle Laura Gillespie

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copyright Trash my body piercing : Be Ju performeur : Cha Vidaloca 8 spinel & Niko Fion-Fion 6 anneaux 1.2 mm make up : Luxy coiffure : Vince Alazard – avec Vidaloca model et Cha Vidaloca.

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Photographe Laetitia Petrelluzzi-Photographie/ Model Lou Renard/ Pierceur @beju/ Mondial de Paris mars 2014

pierceur : Be ju /photo : SknArt Artist / modèle Sacha Solana et anthony

pierceur : Be ju /photo : SknArt Artist /
modèle Sacha Solana et anthony

 

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Merci à la magnifique Be ju pour toutes ces précisions !! collaboration : PHILIPPE_BON www.phlbphotographie.com –

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